Je dois remercier celui qui a eu un jour l'idée de relier des pages noircies entre elles pour en faire un livre. - No Surrender
02 avril 2012

Je dois remercier celui qui a eu un jour l'idée de relier des pages noircies entre elles pour en faire un livre.

Bah... Je sais que je l'ai déjà dit. Pourtant voilà, j'écris. Vous l'avez déjà remarqué, hein, ces pages sont d'ailleurs noircies de conneries. Mais ce qui me plaît vraiment, me fait planer, m'enchante, m'arrache le coeur pour le faire cuire doucement et le remettre tout tiède dans ma poitrine, c'est l'écriture. Il y a des tonnes de gens dans ma tête. Des héros que j'ai créés de toute pièce, m'inspirant des qualités que je reconnais aux autres, de celles que j'aimerais avoir, de celles que j'ai aussi. Même sans m'en rendre compte. Quand les gens me lisent, il avouent m'y reconnaître. Moi je n'en sais rien, j'aurais besoin de sortir de moi un instant pour regarder comment je suis. En attendant, je l'ignore et je continue de rêver avec ces personnages pleins de vie. Des prêtresses naïves et touchantes, auxquelles une vieille blessure à la jambe confère une allure chancelante. Des soldats, souvent des hommes désabusés, qui rêvent de s'arracher à leurs vieux démons, qui attendent leur rédemption, qui tentent de chasser leurs fantômes. Des amoureux. Des gens cruels au sourire carnassier et aux moeurs discutables. Des Monsieur-tout-le-monde qui, témoins d'un meurtre, voient leur vie changer. Des trucs d'aujourd'hui et de demain avec des flingues. Des 9mm, toujours, des Uzis, parfois. Des fusils à pompe. Des voitures et des motels. Du fantastique un peu. Ces images me hantent, me fascinent, m'attrappent et me ballotent jusqu'à ce que je daigne leur faire prendre vie. En laissant mes doigts courir sur le clavier, rapidement, trop rapidement. Elles sont une force incroyable, elles sont depuis toujours ce qui m'aide à m'endormir plus vite le soir. Accompagnée par les notes délicieuses des mélodies de Zimmer, Murphy, Horner, je les allonge, je m'allonge avec elles, et ensemble on virevolte. Alors c'est bête hein, mais c'est pour ça que j'ai toujours une ou deux histoires en tête. Ma plus belle à ce jour, celle dont je suis le plus fière, c'est Pandore. Même qu'ainsi vous connaîtrez mon nom, mais peu importe, je ne blasphème pas sur mon employeur donc ça devrait aller. Et puis, j'ai des nouvelles qui courent, qui s'entremêlent, qui dorment dans mon PC ou voyagent dans un recueil. Et surtout, surtout j'ai des gens qui me mettent régulièrement des coups de pied aux fesses pour savoir où j'en suis sur mon petit dernier. Eh bien je commence, je m'arrête, je fais demi-tour et je recommence. J'ai l'envie folle de m'inspirer de mon premier vrai roman, celui qui me fait rire aujourd'hui tellement j'ai gagné en maturité depuis. Alors j'ai repris certains personnages et j'en ai fait naître d'autres. J'ai bien l'impression de m'être enfin arrêtée sur une histoire qui me plaît. D'avoir enfin tracé le chemin que j'ai envie de suivre. Alors, je le suis. Et ce soir, j'avais envie de vous montrer un morceau, le prologue. Quelque chose qui ne m'engage à rien mais qui m'arrache un sourire discret. Ravi. Il se peut que vous n'ayez ni le temps ni l'envie de le lire, c'est ... Not my business. Mais sachez que ce sont les critiques, bonnes comme mauvaises, qui m'aident à me retrouver dans ce que j'écris.

Sunshine_011

Prologue

Quartiers généraux de l’antenne Recherche Astrophysique du Pentagone
Lundi 15 Mai 2745 – 10 : 54

 

- Marcus ? Quand m’avez-vous dit que les résultats de l’analyse tomberaient ? demanda Elektra Geller en entrant dans le bureau du scientifique.

Marcus Finch s’attarda un bref instant sur les jambes vertigineusement longues de sa supérieure hiérarchique. Il remonta jusqu’au décolleté de son chemisier léger, puis ses yeux rencontrèrent la courbure de ses lèvres, éteignant aussitôt l’incendie qu’il avait senti naître au creux de ses reins. Elektra, avec qui il entretenait une relation secrète depuis maintenant deux mois, semblait particulièrement anxieuse.

- Je les attends dans la matinée, Miss Geller.

Cette appellation arracha à l’intéressée un minuscule sourire, dont Marcus savait qu’il dissimulait les mêmes sentiments dévorants qui étaient les siens en cet instant. Elle hocha la tête et fit volte-face, le laissant seul avec ses souvenirs de la veille. Il reporta cependant son attention très rapidement sur son ordinateur, où il actualisait sans cesse son navigateur web depuis trente bonnes minutes. Sous la houlette du gouvernement Américain, il travaillait depuis maintenant trois ans comme chercheur en Vie Extraterrestre. Un poste à responsabilités qui lui avait attiré la jalousie de ses amis pendant ses études, et encore aujourd’hui. Travailler à la recherche d’une autre forme de vie dans l’Univers était un poste disposant de ressources financières extraordinaires, mais malheureusement les enjeux sécuritaires étaient tels que seules dix personnes planchaient dessus. Marcus Finch, et sa supérieure Elektra Geller, étaient deux d’entre eux. Et tous attendaient que le téléphone de Finch se mette à sonner.

Dès son arrivée à ce poste, le scientifique s’était attelé à la recherche de la vie, secteur par secteur, en s’éloignant progressivement de la Terre. Il voulait se concentrer d’abord sur les espèces qu’ils auraient pu espérer rencontrer, celles qui n’étaient pas trop éloignées. Puis sur celles que ses fils découvriraient un jour. Puis les fils de ses fils. Il était ainsi descendu jusqu’à deux cent ans de distance avec la Terre, et s’apprêtait à connaître les résultats d’une analyse longue de dix-sept mois, couvrant jusqu’à dix mille ans autour de la Terre. Il considérait qu’au-delà de cette période, l’avenir de l’Humanité était si incertain qu’ils pourraient affirmer qu’aucune vie extraterrestre n’existe - ou du moins, qu’aucun être Humain ne la rencontrerait jamais. Son impatience était à son comble, l’excitation d’Elektra était également palpable. Ils n’avaient jusqu’alors eu que des résultats négatifs. En dehors d’Eden 403, qui n’abritait pas à proprement parler une espèce extraterrestre, ils étaient la seule forme de vie intelligente sur Terre. Jusqu’à ce que la sonnerie du téléphone holographique retentisse…

- Professeur Marcus Finch, lâcha celui-ci avec fébrilité en activant l’hologramme, faisant apparaître le visage de son interlocuteur.

La conversation dura quelques minutes durant lesquelles Finch demeura d’un stoïcisme glaçant. Elektra l’observait depuis la baie vitrée qui éclairait son bureau. Elle se retint de ronger ses ongles, pourtant parfaitement manucurés, et se surprit à taper frénétiquement sur le sol avec le bout de son escarpin. Lorsque Finch raccrocha enfin, elle ne se retint plus et bondit à l’intérieur.

Le scientifique avait baissé la tête sur son bureau, où une case sur son ordinateur tactile clignotait gentiment. Elle venait clore une ligne sur laquelle on pouvait lire « Résultats analyse D45/10k-24112743 ». Finch posa son doigt dessus et fit apparaître un menu contextuel lui demandant de faire son choix entre Positif et Négatif.

Une fois l’entrée validée, il leva les yeux vers celle qui illuminait sa vie, mais ne vit qu’une silhouette trouble. Les larmes s’étaient mises à couler sur ses joues tandis qu’une vague de désespoir l’envahissait.

Aucune forme de vie extraterrestre ne rencontrerait jamais l’Humanité.  

[...]

 

 

Posté par alyzeeroussel à 22:04 - - Commentaires [12] - Permalien [#] Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

Commentaires sur Je dois remercier celui qui a eu un jour l'idée de relier des pages noircies entre elles pour en faire un livre.

    ouahou!!!!!
    scotchée....
    et??????

    bravo!!!!!!

    c 'ets un honneur de pouvoir lire ces lignes.
    rien a redire.

    continues!!

    bises
    Pomme

    Posté par Pomme, 02 avril 2012 à 22:30
  • Sachant que j'écris aussi, et que je sais que les critiques les moins indulgentes sont les meilleures, je m'étais préparée à ne rien t'épargner....
    sauf que... c'est quasi parfait !

    une mini remarque : ça fait bizarre cette phrase : "elle ne se retint plus et bondit à l’intérieur."
    Bondit de l'intérieur non ?

    En tout cas bravo !

    Posté par Lily, 02 avril 2012 à 22:50
  • Ce prologue est très prometteur! J'espère qu'on aura la chance de lire la suite

    Posté par KazuChan, 03 avril 2012 à 08:00
  • La suite la suite la suite !

    Posté par Elsa Saône, 03 avril 2012 à 10:47
  • Coucou toi ! *_* Merci pour ton commentaire, ça fait toujours plaisir de partager. Bien sûr que je ne voulais pas stigmatiser et bien sûr que des exemples, il y en a des milliers d'autres mais c'est pour dire.
    Et l'hôpital, j'avais fini par avoir une réponse ferme. Pas de poste. Haha.
    Et oui le permis.. mon dieu ce que c'est plus que ça pour moi..
    Et pour ton homme et le mien, moi je reste en complexe d'infériorité donc je vois pas les choses comme toi mais plutôt: "Qu'est ce qu'il fout avec moi alors qu'il va gagner le triple de moi." Tu vois ? :/ Je sais que c'est complètement con parce que l'amour se résume pas à ça mais c'est comme ça dans ma tête.
    Enfin merci en tout cas, je vois que tu es toujours là. Je te souhaite un excellent après midi ! *_*

    Posté par Kyra, 03 avril 2012 à 12:05
  • Pomme : Merci... Encore

    (j'essaie un truc : ça marche le html ? bouh!

    Lily : Oh oui, moi j'aime les critiques qui n'ont pas peur d'être rudes ! Par contre, pour "bondir à l'intérieur", je pensais qu'elle faisait un bond à l'intérieur du bureau, c'est dans ce sens que je l'ai écrit...

    Kazuchan : Probablement pas sur le blog, mais d'ici longtemps, peut-être au format livre ! ^^

    Elsa : Euhh, même réponse qu'à KazuChan! Hihihi

    Kyra : j'ai peur de laisser des commentaires chez toi, car régulièrement j'ai un bug et ça marche pas ! du coup, -> EMAIL !

    En tous cas, MUCHAS GRACIAS à vous qui avez pris le temps de me lire. Ca me fait vraiment, vraiment plaisir ! Bises!

    Posté par Alyzée, 03 avril 2012 à 14:46
  • Bonjour Alyzée !
    Merci de nous avoir permis de découvrir ton univers et ton talent grâce à ce prologue ! Je ne savais pas que tu écrivais et même étais publié! J'adore toutes ces idées qui s'entremêlent dans ta tête et je suis très heureuse d'avoir découvert et de suivre ton blog ! J'espère que tu arriveras à gérer tes études, ta vie et tes récits pour qu'on en profite encore longtemps !
    Bonne journée !

    Posté par P'tits Bonheurs, 03 avril 2012 à 15:06
  • Alyzée, je suis en admiration ! C'est PARFAIT ! J'aime beaucoup ta plume (euh, ou ton clavier devrais-je dire ?! ) et j'ai vraiment hâte de connaître la suite. Bisous !

    Posté par Juliaberries, 03 avril 2012 à 16:01
  • P'tits bonheurs : Merci ! C'est une question qui m'a été posée en entretien ça, "parviendrez vous à gérer votre passion de l'écriture et vos études ? " ce à quoi j'avais répondu qu'écrire est une telle passion, que je suis capable de l'abandonner des mois pour la retrouver ensuite avec la même ardeur. Donc, je continue comme ça, écrivant plus ou moins selon le temps En tous cas, merci mille fois pour ces encouragements !

    Julia : Héhé, la plume c'est plus poétique que le clavier ! De même qu'on dit manuscrit, alors qu'on devrait dire tapuscrit (mais ça fait tapin je trouve !! ^^)
    J'espère avancer assez rapidement, je pense qu'il me faudra découper ça en 2 tomes, d'ici quelques mois peut-être aurez vous le premier !!

    Posté par Alyzée, 03 avril 2012 à 21:07
  • Je pense qu'il y a trop de mot entre "le bureau" et le "à l'intérieur" pour qu'on fasse le rapprochement

    Posté par Lily, 04 avril 2012 à 02:19
  • J'adore !!! et pourtant, je suis du genre à préférer les romans (je suis une inconditionnelle de Marc Lévy)!!! Mais là, bravo, du coup je reste sur ma faim, j'ai envie de lire la suite...

    Sinon tu en es où de tes envois de manuscrits?

    A dans 1 semaine 1/2, pour discuter avec toi autour de quelques madeleines de ton nouveau projet

    Posté par MissMios, 04 avril 2012 à 09:32
  • Hey j'aime beaucoup, cette histoire a en effet, l'air prometteur. Je suis à chaque fois étonnée de voir un mélange de science-fiction et de réalité, mais que ce soit en te lisant ou en lisant d'autres oeuvres. C'est un mélange risqué, mais avec toi, il réussit à chaque fois.
    Je me souviens cependant d'une autre histoire, un qui fait peur, et, celle-là, j'aimerais bien connaître la suite ?...
    Enfin, j'aime beaucoup ce prologue, on veut évidemment la suite.

    Bises <3

    Posté par Camille, 04 avril 2012 à 19:15
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