21 juin 2013

Discussions entre légumes : la Tarte-Soleil !

Absolument rien n'a été publié ici depuis exactement deux mois. DEUX MOIS ! Il s'est passé tant de choses depuis que c'en est indécent ; par exemple, j'ai revu Django, et je le trouve toujours aussi puissant. Entre autres, j'approche aussi de la fin de mon apprentissage, pour ne pas dire que je suis en plein dedans - et la Petits Plaisirs Box, mon petit Truc sorti de ma tête, pousse tranquillement. MAIS. J'aurais des millions de choses à vous dire sur, comment je les vis, ces derniers moments de ma vie d'étudiante. Sauf que pour le moment, je ne peux pas. Les murs ont des oreilles, d'immenses oreilles, et rien de ce qui est écrit ici n'est privé, alors... Silence radio. Pour l'instant uniquement.

Enfin bref, ce n'est pas ce qui m'amène. Voyez-vous, avec l'Homme, on adore se gaver d'hamburgers, de pizzas, de panini - bref, tous les plats qui impliquent la présence de pain enrobant les autres aliments. Sauf que ce n'est ni bon pour la santé, ni varié, ni équilibré, ni légumineux. Et avec le beau temps qui approche (ceci n'est pas une affirmation, simplement une supposition hasardeuse), il serait dommage de se priver de beaux légumes gorgés de soleil (de même). 

Du coup, nous avons tenté l'achat d'une quantité de légumes plus importante qu'à l'ordinaire. N'allez pas non plus croire que nous ne mangions que des féculents moyens, merci, mais on broutait quelques fibres de temps en temps. Et un peu, un tout petit peu de viande. Pas à cause des récentes polémiques-Victor, non, juste pour le prix qu'elle coûte, la salope, avec ses quinze euros le kilo.

Bref, ce matin j'étais seule à la maison à me morfondre, tandis que l'Homme chassait le zébu dans l'espoir de rapporter un maigre pécule au foyer <- Non, j'étais juste en congé et pas lui. Et bien sûr, comme je n'aime pas beaucoup réfléchir, car cela me fatigue, j'ai complètement oublié qu'il m'avait promis qu'il cuisinerait son plat fétiche, les pâtes Carbo, ce midi-même. Plat que j'ai jadis essayé de reproduire avec un succès totalement inexistant, vu que môssieur était dérangé par la présence d'échalotes au lieu des oignons ; mais je pense qu'il y a là tout un débat, et je laisse le soin aux afficionados de me jeter la pierre.

Bref-bis, c'est en ayant zappé cet élément que je me suis hâtée en cuisine vers midi moins dix, et que j'ai pensé aux trois poivrons qui discutaient au fond du frigo, avec la crème fraîche entamée et une pâte brisée. Je me suis approchée, tout près, et j'ai pu capter des bribes de leur conversation.

Poivron rouge - Putain, j'ai hâte qu'elle me fasse griller au four, j'adore ça, ça me rappelle la plage.
Poivron vert    - Heu, ouais, moi j'ai toujours la peau qui pèle après, c'est chiant !
"..."
Crème fraîche entamée - Hééé ben, je sens que je vais encore finir à la poubelle, ils ont une foutue manie de m'ouvrir, de me vider à moitié, et généralement ils attendent une semaine, puis la nana m'ouvre et fait "hann, elle sent plus très booonhann, chéri seennns pour voir!" et, généralement le mec fait une grimace, et, généralement, c'est basta, poubelle, merci d'être venue. Bon sang, elle me colle un peu de curry, du gingembre, et elle me mélange à un truc, comme ça on n'en parle plus ! 
"..."
Pâte brisée - ... Je sens mon coeur fendu en mille morceaux... La vie est si morne, si cataclysmique, au fond de ce cube où se meurt mon abîme... 
Crème fraîche entamée - Ohh, voilà qu'elle recommence, fait chier, que quelqu'un la déroule et la fasse cuire, pitié ! 

Il ne m'en fallut pas davantage pour trouver une idée brillante. Autrement plus brillante que ce soleil dont tout le monde me parle. 

Ingrédients : 

 - Trois poivrons indisciplinés
 - Une pâte, ici elle était brisée mais feuilletée ça doit être bon aussi
 - Un pot de crème fraîche, entamée ou non 
 - Des épices au choix (ici : curry madras, piment rouge en poudre, gingembre et curcuma)
 - Un peu de fromage (ici : brie, rime très pauvre)
 - Un oeuf. Pour la protéine. 

Mode opératoire : 

Comme le poivron rouge adore cela, commencez par le poser bêtement, avec ses camarades, sur la grille du four ; assez haut, et mettez le four en position grill. Retournez les poivrons de temps en temps, leur peau va progressivement noircir. L'opération peut prendre du temps mais en vaut la chandelle, veillez à ce qu'ils ressemblent bien à Georges Hamilton à la fin de l'été

Une fois que c'est fait, sortez les et posez les immédiatement dans un saladier que vous couvrirez ensuite avec du papier fraîcheur. Cela permet d'étouffer les poivrons, mettant ainsi un terme à leurs jérémiades, et surtout cela décolle leurs peaux. 

Attention c'est fort chaud, pelez-dépiotez les poivrons et coupez-les en fines lamelles. Tranchouillez également le brie. 

A côté, mélangez les épices en vrac avec la crème fraîche, de manière bien uniforme. 

Etalez la pâte, piquez-la avec une fourchette pour mettre un terme à ses souffrances, puis recouvrez-la avec la crème. 

Le reste est assez fastoche : il s'agit d'étaler les lamelles de poivron, d'ajouter le brie, et de casser un oeuf bien au milieu. 

Voici le résultat que j'ai obtenu : 

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Enfournez ensuite, chaleur tournante et 180°, jusqu'à ce que le blanc soit bien cuit (je dirais une vingtaine de minutes, mais surveillez bien quand même !)

Et voilà :)

Après une cuisson sans encombre, mon appareil photo décida d'oublier ses principes en me pourrissant ma balance des blancs. Qu'à cela ne tienne, voici une photo du résultat final. 

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C'est tout pour aujourd'hui ! Ah, une petite précision : vous apprécierez davantage cette recette si vous aimez les tartes aux légumes. Ce qui n'est pas mon cas. Mais quand on se force, un tout petit peu, après on se met à apprécier. Prochaine étape : aimer les sardines ! ça tombe bien, j'en ai deux qui discutent dans le placard... 


21 avril 2013

J'ai des emporte-pièces et j'aime ça

Quel titre provocateur ! Tout ça pour présenter une recette de cuisine, dont j'ignore si elle mérite même de porter ce nom. En fait, ce serait plutôt "moi, dans notre cuisine un dimanche midi, avec cet emporte-pièce qui me fait des clins d'oeil, et ces tomates rouges, et cette menthe sur le balcon, et..." Et un petit paquet d'autres ingrédients sortis du frigo avec l'idée de pondre une salade composée. 

Bah au final, la salade composée aura subi une décomposition totale : j'ai tout séparé avec des saveurs différentes, ça donne un truc un peu étrange dans l'assiette, mais au final on mélange tout façon "gloubiboulga" et c'est BON.

Voici donc le champ avant la bataille. Autant le dire tout de suite, il n'y aura pas de photo de l'après, puisqu'une fois mélangé, tout ça ressemble à la plus simple des salades composées. En encore plus gloubiboulga.

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Nous trouvons donc quatre parties, j'avais prévenu que le tout manquait un peu d'esthétisme. N'empêche, c'était fort bon ! Au premier plan, un tartare de tomates avec un peu de basilic (frozen basilic from my friend, Daregal, rangé entre la vodka et les glaces au caramel) et de menthe, née chez mes parents et transplantée sur notre balcoune. Derrière à gauche, ce n'est pas un oeuf dur, que nenni !! C'est un formidable oeuf mollet ! Blanc ferme et jaune liquide, oui madame ! A droite, une simple salade coupée en lamelles, ainsi que les chutes du jambon que l'on aperçoit plus haut :) Un poil de sauce soja au milieu pour donner du goût, et le tour est joué ! Enfin, tout en haut, c'est un millefeuilles de jambon blanc avec sa crème ciboulette, découpé à l'emporte-pièces. 

Et bien c'était plutôt fort goûtu, et surtout printanier ! Et ce soir, c'est flammekueche.... Mais d'abord, apéro. On est Dimanche soir, que diable ! 

<3

 

17 avril 2013

MUA, J'ADORE, c'est pas Dior mais ça vaut le coût !

Alors. Soyez indulgentes... Et attentives ! Car une gamme de maquillage tout-à-fait correcte, à un prix tout-à-fait ahurissant, s'apprête à entrer en lumière dans cet article. J'ai nommé : MUA. J'avoue, je n'ai pas vraiment cherché à savoir s'il existait une quelconque boutique en France, mais vu que leur site Internet n'a pas l'air d'avoir de section française, je me suis contentée de commander sur le site. Des tonnes de blogueuses ont déjà parlé de ce qui ressemble à notre "Free contre Orange, Bouygues et SFR" : MUA contre Urban Decay. 

J'adore Urban Decay, j'ai craqué il y a quelques mois sur la Naked 2 après en avoir entendu des tonnes d'éloges. Mais voilà, à 43€ les douze fards, cela représente quand même une jolie dépense (presque onze Happy Meals!!) et j'avais beau les trouver superbes, je me voyais mal investir dans une nouvelle palette. 

Et puis MUA est entré dans ma vie. Un site totalement British qui m'a tout de suite charmée avec ses quelques produits, pas beaucoup mais assez de palettes pour que je trouve mon bonheur. Ici, une liste des quelques petites choses qui ont fini dans mon panier, avec mon avis !

Et nous commençons de ce pas avec la base : la Primer (ne m'a pas lâchéé)

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Au début je la trouvais formidable, elle est assez fraîche donc agréable à poser. Elle ne colle pas plus que ça. Mais depuis quelques temps, je me demande si je ne suis pas la terrible victime d'un non moins terrible phénomène d'accoutumance : par deux fois j'ai vu mon ombre à paupières disparaître. Ou pire ! Se fondre en un petit trait noir coincé dans le pli de ma paupière. Je me demande donc. Mais pour le prix, c'est quand même pas mal !

Passons ensuite au coeur du sujet : les OOOOMBRES A PAUPIERES. Je ne le dirai jamais assez : j'adore ça ! Et depuis que MUA balance de la palette à 4£, c'est un challenge de trouver de nouvelles associations de couleurs tous les matins. Oui, bon après je ne suis pas comme les nénettes des pubs pour Dove et compagnie, qui ont tout le temps de se pavaner à poil vu qu'elles se douchent à midi et demie... Moi ce serait plutôt dix minutes maximum, assise sur mon lit pour profiter des premiers rayons de soleil. Mais, les deux palettes que je vais vous montrer permettent quand même un paquet d'association.

Voici donc la .. Immaculate Collection, malheureusement plus vendue...Et la plus modeste Poptastic. 

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Et surprise !! Des couleurs ! Les Naked un et deux peuvent aller se rhabiller, ici on ose des choses un peu moins neutres. Voyons voir d'un peu plus près...

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La Popstatic et ses jolis bleus... Gros coup de coeur pour le framboise que l'on aperçoit au fond. La première fois que j'ai une couleur de ce type ! 

Quand à l'Immaculate Collection, on voit très clairement que j'use et abuse du doré... Mais c'est pas de ma faute, il est tellement extra ! Un peu poudreux, j'avoue, mais il s'étale très bien et a une belle tenue. Je l'utilise souvent par-dessus d'autres couleurs pour un super effet pailleté.

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Du bleu marine, un joli noir mat un peu plus loin, un blanc (what? J'arrive pas à l'utiliser..), un doré "aïe aïe aïe" qui n'est pas sans rappeler l'Half-Baked de chez les Nudistes ! A côté de lui, un vert d'eau qui tire un peu sur le doré, oui oui. Et d'autres couleurs plus classiques, plus ou moins couvrantes (déçue par exemple par le gris en premier plan et le marron tout en bas). M'enfin, pour 6£ c'est quand même tip top top.

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Alors, il est pas beau mon doré ? De gauche à droite : un bleu très marine tirant sur le gris, un petit bleu métallisé pas moche du tout, le doré et un blanc nacré assez sobre, un vert foncé et le superbe rose dont j'ai parlé plus tôt.

Mais j'ai eu envie de tester aussi les eye-liners, et j'ai craqué - non, fondu - pour deux étranges créatures. D'abord le 3 - in - 1 Contour Pen, belle déception s'il en est - et un liner pailleté qui n'est plus vendu mais qui m'a donné envie de m'amuser. Je l'ai en bleu et en vert. Alors le premier est naze parce qu'en plus d'être fade comme tout, il s'estompe en deux mouvements. A l'inverse, le second a une tenue d'enfer, et serait génial à cela près qu'il me fait penser à un accessoire de scrapbooking :) Même odeur, mêmes paillettes, j'ai l'impression de me maquiller chez Cultura. Voyez plutôt : 

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Non mais vraiment, le vert, on dirait qu'une chenille radioactive s'est frottée à moi. Quand au 3 - in 1 Contour Pen, étalé à gauche de la bave de licorne, bah si vous le voyez faites-moi signe... De toute façon, quatre secondes après il était parti.

Et pour finir, juste avant de partir à la Zumba, j'ai tartiné quelques ombres au-dessus de mes yeux, et j'ai eu envie de vous montrer le résultat :)

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Bon, c'est pas le top du top, et il est possible que mon broussailleux sourcil ait subi des modifications genre Photoshop. Heheheahaha (rire gêné). En bref, je me suis étalé un marron sur la banane externe, un peu de nacré dans le coin interne, du bleu-vert métallique sous l'oeil, et une touche de doré sur la paupière mobile qui ne ressort pas assez à mon goût. Et le mascara, c'est une bonne surprise de chez Yves Rocher (l'ami du paraben et de l'aluminium). 

Voilà, c'est la fin de ce premier article sur le maquillage... Mon secret est foutu, vous le savez maintenant : J'ADORE me barbouiller les yeux avec des couleurs, et pour cela J'ADORE MUA. Tout n'est pas bon à prendre, mais globalement le rapport qualité-prix est imbattable ! 

<3

18 mars 2013

Reste auprès de moi

Ils sont peu nombreux, ces films-là. Généralement, une fois que je connais la fin ou les évènements marquants, ils ont le mauvais goût de se rappeler à moi alors que j’essaie de retrouver la surprise de la première fois. Mais avec ce film, c’est différent. Peut-être parce qu’il ne déborde ni d’effets spéciaux, ni d’acteurs canons, ni d’action survitaminée. Ni de romance. Là, vous vous dites peut-être que mon film doit être du genre art-et-essai russe des années 80. Pas du tout !

  C’est la poésie qui l’entoure qui fait que j’aime ce film, qu’il m’enrobe à chaque fois dans une moelleuse couche de naïveté et de fraîcheur. Bon, c’est décidé, je lâche son nom (bien que les plus anglophiles d’entre vous l’aient trouvé depuis belle lurette :)

  Stand by Me.

  C’est Monsieur Rob Reiner qui l’a réalisé, en 1987. Autrement dit, bien avant que je ne daigne pointer mon nez sur Terre. Autrement dit – bis, ce n’est pas vraiment de la HD, et les dialogues sont d’époque. Et, c’est Monsieur Stephen King qui a écrit le livre dont il est tiré.

  Plantons le décor. Monsieur King est particulièrement coutumier des ambiances glauques. Celle-ci l’est, d’une certaine manière. Figurez-vous une petite ville de l’Oregon, à la fin des années 50, et dont l’unique attraction semble être cette voie ferrée qui la traverse. Tout le monde connaît tout le monde et ne s’économise pas lorsqu’il s’agit de casser le sucre sur le dos de son voisin. Les secrets se vendent comme les petits pains, et les plus intéressants d’entre eux sont ceux qui mènent aux plus belles aventures.

 De l’aventure, il y en aura beaucoup, pour quatre garçons nés dans cet endroit sordide. Liés comme les doigts de la main, déjà sceptiques face à leurs grands-frères que l’ennui a changés en voyous, et pourtant gavés d’espoir en la vie. Les acteurs, alors jeunes, ont des bouilles qui, aujourd’hui, ont radicalement changé : Will Wheaton était le plus mignon – ceci n’est plus vrai – Corey Feldman a toujours la même tronche, et vous connaissez sûrement Jerry O’Connell. Quant au quatrième, et de loin le personnage le plus intéressant, il était incarné par River Phoenix, à qui les drogues ont ôté la vie en 1993. Ça, c’est pour les présentations formelles, retournons maintenant dans le film.

  C’est étrange, la poésie qu’il dégage. Les quatre compères entendent un secret qui ne leur était pas destiné : un garçon aurait été tué par un train, à deux jours de marche de chez eux, et son cadavre reposerait quelque part dans la forêt. Le temps de préparer un mensonge pour les parents, de réunir quelques couvertures et victuailles, et ils prennent la route pour voir par eux-mêmes ce qu’il en est.

 C’est ainsi qu’ils remonteront, durant l’heure et demie que dure le film, une petite voie ferrée quelque part dans l’Oregon. En partageant leurs rêves secrets, leurs plus grandes craintes, et un florilège d’insultes tendres qu’il est plus drôle d’écouter en version originale. Et sur cette voie ferrée, c’est leur vie qui change, tout doucement et brutalement à la fois. Ils perdent autant qu’ils gagnent durant ce voyage, alors qu’ils ne savaient même pas quoi y chercher.

  reste-aupres-de-moi-film-avis

  Dans ce film, il est question à la fois d’amitié, et de ce qui vient après. De la vie, la vraie. Celle qui nous arrache à l’enfance, qui nous fait douter, et qui parfois a la mauvaise idée de nous voler nos rêves. Sauf si.

 Sauf si l’on conserve cette flamme qui fait déplacer les montagnes, comme l’apprirent quatre enfants devenus grands, un jour dans l’Oregon. Alors voilà, Stand by Me a le don de me rendre à la fois nostalgique, et pleine de force. Il donne ce genre de sourire venu du fond du coeur, dépose ces drôles de paillette sur ma tête, et puis… Et puis les premières notes de la chanson homonyme s’élèvent, et alors j’ai de nouveau douze ans. Avec tout le bonheur que cela implique.

 Inutile de préciser : Si vous en avez l’occasion, regardez-le !!

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Que trouve-t-on lorsqu'on revient d'une longue absence ?

On trouve un Rooibos à la vanille brûlant, posé sur la table du salon. Du miel s'agite au fond, remède doux contre cette gorge qui s'est mise à me brûler. Mais voilà, à peine commencé que je m'égare. Ce doit être la joie de la petite fille qui revient enfin chez elle !

Que trouve-t-on lorsque l'on revient, au terme d'une longue absence ? Ici, j'ai trouvé mon espace qui dormait, qui m'attendait. Mon blog que je délaisse parce que j'écris davantage chez les SoBusy, que j'ai arrêté de courir après la Une, après la popularité. Je suis maintenant dubitative devant les mouvements de mode. (Oh et bordel j'en ai assez de voir des intérieurs scandinaves !! Stop les murs blancs et le patchwork sur le canapé !!) Après tout. A quoi sert-il, ce blog, sinon à vous dire qui je suis, ce qui me définit ? C'est comme les amis. Si cela vous plaît et que mes convictions vous séduisent, alors venez, vous êtes les bienvenus, et je tâcherai de rendre la pareille. Bah ouais, c'est difficile de devenir l'ami d'un égocentrique. Je crois que c'est impossible. Et j'en ai assez d'encourager de toutes mes forces des gens qui n'ont jamais lu un seul de mes écrits en retour. Sans partir sur le principe skyroquesque de "1 com chez moi = 10 coms chez toi" (yéyééé), j'estime que s'intéresser un minimum à celui qui s'intéresse à toi, c'est normal.

Bon. Qu'ai-je trouvé encore, parce que là, je recommence à râler. J'ai trouvé un endroit qui n'est pas un blog "Humeur". Ni aucune autre des cases que j'ai croisées. J'ai envie qu'il soit, ou devienne, un blog "Partage". Partage dans le sens où, j'ai aimé un film alors je vous le fais découvrir. Je sais faire les oeufs mollets frits alors je vous montre comment. J'adore ce mascara de chez Yves Rocher, alors je voudrais bien vous en parler. Et puis vous me répondriez "Han, tes sourcils, TES SOURCILS !!" et vous auriez raison, car ça m'EMMERDE de défricher cette zone de mon corps, vous n'imaginez même pas. Ou alors, peut-être que vous aimeriez. 

En tous les cas, je ne dis pas que les coups de gueule seront moins nombreux. J'aime bien en faire, j'aime bien dire ce que je pense. Dommage, je passe pour une morue acariâtre, alors qu'en fait pas du tout !! Mais voilà. Je pense que l'on perd trop de temps à se demander si l'on peut ou si l'on doit écrire telle chose à tel moment. Je voulais juste venir vous dire que ce blog n'est pas en perdition, que NON je ne lâche pas ce nom de domaine (gnihihihahaha) et que, désormais, c'est normal si ça devient un peu n'importe nawak ici.

Donc, Comegetsome est un endroit qui me rapporte environ zéro simflouzes, pour lequel aucune chargée de com' ne s'étripe avec sa concurrence, dont le design ne respire pas vraiment le travail d'orfèvre... Mais c'est un espace que j'aime, si vous saviez comment. C'est ce vieux jean qui fait de la résistance, c'est cette odeur de toute une enfance (c'est une rime tombée sous le sens, hihihahaha), c'est ça ! Et c'est comme ça !! Et j'adore ça !

Bienvenue.

On partage ? :)

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